HD-DVD vs Blu-Ray, la guerre est terminée

jeudi 28 février 2008 à 21:52

- Par Melkor -

Aussi bizarre que cela puisse paraître, la guerre des consoles s’est transformée depuis quelques temps en une guerre de formats : celle du HD-DVD contre le Blu-Ray Disc (BD). Les informations, plus ou moins pertinentes, ont afflué de manière presque continue, les éditeurs se rangeant définitivement d’un côté ou de l’autre. A ce petit jeu, le Blu-Ray a vite paru être en bonne position, tandis que le HD-DVD perdait lentement mais sûrement de sa superbe, délaissé un peu rapidement. Cependant, les deux formats étaient toujours en course, rivalisant d’arguments pour au final sortir vainqueur. Ce qui est sûr, c’est que cette guerre a été plus importante, captivante et intéressante que la dernière, qui avait opposé il y a quelques années la VHS et le Betamax (déjà de Sony, mais qui s’en souvient aujourd’hui ?). Lire le reste de cet article »


Thanksgiving et les chiffres de vente : un bon moment de rigolade

jeudi 21 février 2008 à 10:51

- Par Yaka -

Cet article a été rédigé avant l’ouverture de LG Tribune. Par la suite, ce type de retour sur l’actualité suivra de plus près les évènements cités.

Fin novembre 2007, les trois consoles de salon faussement appelées “next-gen” (surtout pour une, piailleront certains) rentrent sérieusement dans la période la plus faste de l’année, pour la première fois à armes égales. C’est le moment de montrer les muscles au consommateur perdu et on arbore fièrement pour l’occasion le biceps américain “Thanksgiving”, celui qui conditionne la prise ultérieure de stéroïdes et autres protéines en gélules des plus colorées. Dans le culturisme, c’est bien connu, on ne s’embête pas avec des délicatesses de demi-hommes : on sort le maillot moulant et on débarque directement avec ses gros sabots taille 49 fillette. Et dans le culturisme, c’est indéniable, Sony est l’idôle des jeunes. A la balance : 298% d’augmentation des ventes de sa Playstation 3 depuis le 2 novembre, et pas moins de 245% par rapport à l’année précédente, à la même époque. Hé oui, rien que ça mon bon monsieur, et c’est Sony qui le dit, hein, pas d’inquiétude. Ah, tant mieux. J’avais peur qu’on se moque de moi en faisant parler des chiffres comme on ferait gueuler Guignol, une main dans son fondement. Moi les chiffres, j’y comprends rien, mais si ça dépasse 100%, c’est que c’est forcément bon, la console cartonne…
On pourrait alors croire à une simple bataille de second rang entre fans n’ayant pas inventé la règle de trois. Mais ce serait oublier Nintendo, jeune premier (si, si) dans une guerre qu’il ne souhaitait pas. Lui, il voulait juste faire des bons jeux pour tous les petits et grands enfants de la planète. C’est beau. Mais le vilain Sony a fait un pâté de sable bancal avec ses pourcentages partout. Il faut donc épurer le paysage de cette infamie, tout en distrayant le public qui ne devra absolument pas remarquer la sandalette assassine. Hop, 300.000 puis 350.000 Wii écoulées les deux semaines précédant la fête du grand pardon national (sans commentaire à ce sujet). Prends-toi ça dans les dents, Sony. Nous on ne montre pas notre slip, on sort directement la quéquette, on ne cache donc aucun attrape-nigaud à base de pomme de terre. La messe est dite… jusqu’à l’arrivée de l’enfant de choeur Microsoft. Lui, c’est le plus malin, il attend, il observe, il fait le croche-pied ensuite. Et vas-y que je saute bien haut pour qu’on me voie sur la photo, moi aussi. C’est que ce n’est pas rien, 310.000 Xbox 360 la semaine de cette décidément sacro-sainte fête consumériste. Mais le procédé reste étonnamment discret, et c’est tant mieux. Le chiffre est donné, il est très bon, certes un peu moins que celui du Japonais précédent, mais ce n’est pas grave, on est content de notre résultat. Allez, on se quitte bons adversaires. Du moins, si tu ne tombes pas sur la tripotée de numéros de loto qui tombe juste après. Du 13.4 millions de Bobox dans le monde, dont 7 rien que pour les Etats-Unis, du 6.3 jeux par console, du 300 titres en catalogue…. La boucle est bouclée.

Fin du spectacle, rideau. Derrière celui-ci, on devine les trois acteurs pissant le plus haut possible, juste avant de se lancer dans des réjouissances moins enfantines. Le public, lui, a apprécié. Un vaudeville, ça ne se refuse pas.


Final Fantasy, une suprématie justifiée ?

mardi 19 février 2008 à 11:14

- Par EvathCebor -

Peu d’hommes sur Terre peuvent se vanter de ne pas connaître, que ce soit de toucher, de vue ou de nom, la série maîtresse du Rôle Playing Game initiée par Hironobu Sakaguchi sur les terres japonaises de l’an 1987. Tous s’accordent pour qualifier Final Fantasy comme étant au RPG ce que Super Mario est à la plate-forme, ce que Tomb Raider est à l’aventure, enfin ce que Star Academy est à la niaiserie. Cela dit, cette saga aux médailles indénombrables, pilier véritable du royaume des productions de Square-Enix (fille de Squaresoft et Enix) a de nombreuses fois risqué d’être éjectée de son trône tremblant sous les assauts d’une concurrence créative. Egalement abîmé par de nombreuses scissions internes, le siège d’or et du suprême n’en était que plus instable. Quant à savoir si cette première place chaudement conservée est le simple fait d’une presse historiquement aveugle et subjective, d’une adoration d’un public bien trop novice ou tout simplement d’une qualité inimitable et inimitée, c’est une toute autre histoire que cet article s’efforcera de conter avec justesse dans les lignes qui suivent. Lire le reste de cet article »


La liberté rédactionnelle en question

lundi 18 février 2008 à 00:20

- Par Yaka (merci à Okankuro, Paqks et Melkor) -

Cet article a été rédigé avant l’ouverture de LG Tribune. Par la suite, ce type de retour sur l’actualité suivra de plus près les évènements cités.

Il en va du journalisme comme de la météo : il y a toujours quelque chose qui ne va pas, et en certaines saisons, c’est pire. Le journalisme vidéoludique en cette fin d’année 2007 a ainsi connu un climat des plus détestables. Le 29 novembre, l’anticyclone “plein de bons jeux et plein de bons chiffres” fut balayé en quelques instants par la dépression “affaire Gamespot”. Les faits sont simples : pour rappel, des rumeurs (confirmées selon 1up par des sources internes) font état ce jour-là du licenciement de Jeff Gerstmann, auteur du test de Kane & Lynch : Dead Men version Xbox 360 et accessoirement rédacteur en chef dudit Gamespot. Malheureusement, il nous est impossible de connaître la raison de cette rupture de contrat de travail à l’initiative de l’employeur (sic), pour cause de “raison légale”. Tel la tenue correcte en discothèque, l’emploi du conditionnel est donc exigé. La raison de ce départ serait ainsi la dureté des propos émis par le testeur, principalement dans la vidéo accompagnant son test (retirée de Gamespot pour cause d’ordre technique selon le site, puis ressuscitée pour éviter le lynchage public). Mais plus que le simple désaccord de trop avec un rédacteur habitué aux extravagances rédactionnelles, la direction de CNet, maison-mère, aurait fait payer à Jeff Gerstmann l’annulation supposée d’un contrat publicitaire avec Eidos. Eidos qui, vous l’aurez compris, est l’éditeur de Kane & Lynch : Dead Men. Titre pour lequel une campagne de publicité était en place sur Gamespot, jusqu’à ce qu’elle en soit brusquement retirée au moment de l’affaire. Evidemment, rajoutez les “sans commentaire” de rigueur (un pour Eidos et un autre sans oser le dire par CNet) pour compléter ce joyeux tableau. Notons néanmoins un minimum d’efforts d’explications de la part de CNet une semaine après l’évènement, confirmant le licenciement, précisant que le retrait de la campagne de publicité était déjà normalement programmé, et rejetant évidemment en bloc toute rumeur concernant la supposée raison de ce clash, qui est lui bien réel. Restent malgré tout des doutes qui ne seront jamais levés, et surtout un licenciement brutal et non accepté par la rédaction, quelle qu’en soit la cause réelle.

Ce type de relation incestueuse supposée entre business et journalisme n’est évidemment pas nouveau (ni l’apanage du monde merveilleux du jeu vidéo, mais c’est une autre histoire). En levant les yeux, il est en effet bien difficile de ne voir que le bleu d’un ciel qui n’a pas encore été nettoyé des traînées de précédentes polémiques. Prenez par exemple la générosité exemplaire de Microsoft, qui sait donner aux testeurs potentiels d’Halo 3 les meilleurs outils de travail possibles. Quel esprit pervers irait croire que l’envoi de versions collectors et de produits dérivés à 800$ au total puisse ressembler à un quelconque pot-de-vin ? Qui pourrait également croire que le choix du titre de une “La Playstation 3 crée l’émeute”, clairement mensonger, serait le fruit d’une quelconque entente entre journalistes et publicitaires ? Attention, il y a un piège : il existe effectivement un énorme doute sur l’intégrité de certains intervenants dans l’un de ces deux exemples, mais l’autre ne pourrait en fait qu’être le fruit d’une incompétence notable. Comme quoi, on peut être trompé de tous les côtés. Oui, c’est réjouissant.

Après tous ces exemples, et le souvenir plus ou moins flou d’autres plus anciens (il me semble qu’Electronic Arts fait régulièrement parler de lui, avec un avant-goût quant à lui récent…), on pourrait facilement oublier que l’argent n’est pas directement le seul facteur. Le climat de doute peut également peser sur le journalisme amateur. Et afin de ne pas uniquement regarder la botte de paille dans l’oeil du voisin, arrachons la poutre de celui de Livegen. Amateur dans les faits, ce réseau n’a par conséquent pas les moyens de payer à ses rédacteurs consoles et jeux utiles pour leurs tests. Ceux-ci ne peuvent donc que se reposer sur la ludothèque de chacun, mais parfois également sur quelques généreux envois de la part de certains éditeurs. On est évidemment dans ce cas heureux de pouvoir remplir un peu ses colonnes. Mais à bien y réfléchir, dépendre des sociétés qui gagnent leur vie en vendant des logiciels que l’on note pour informer le consommateur, on a connu situation plus confortable. Dans les faits, aucun réel problème n’est posé, mais le fameux doute peut légitimement exister. Autre conséquence : de façon totalement involontaire mais tout autant logique, il y aura sur les sites du réseau un peu plus de tests de jeux distribués par les généreuses maisons que de titres provenant d’autres sociétés, en proportion tout du moins. C’est le revers de la médaille. Alors, bien évidemment, on ne peut que vous encourager à continuer à faire confiance à Livegen ainsi qu’aux autres sites du genre que vous fréquentez habituellement. Et on imagine d’ailleurs que vous le ferez pour la plupart sans la moindre hésitation. Pourquoi ne pas alors imaginer que des passionnés tels que ceux qui remplissent les sites amateurs ne puissent pas exister au sein des rédactions professionnelles et de leurs directions ? Pourquoi ne pas imaginer que leur volonté d’informer objectivement ne puisse pas suffire la plupart du temps à ignorer ou bloquer les véléhités de certains lobbyistes plus acharnés que d’autres ? Pourquoi ignorer l’existence d’autres hypothèses, quelques soient leur probabilités, pouvant expliquer le licenciement de Jeff Gerstmann ?

Rien n’est donc simple en ce bas-monde de tapoteurs de claviers. Plus que jamais, le sens critique du lecteur est nécessaire. Dans un sens, comme dans un autre…


LG Tribune, premier numéro

samedi 16 février 2008 à 10:01

Pour un article inaugural, quel qu’en soit le sujet, il est toujours préférable de faire fort. Mais lorsque les ambitions de la rédaction de tout un réseau n’ont d’égales que le délai d’attente entre l’idée et la réalisation effective de ce blog, mieux vaut éviter le clinquant et rester dans l’efficace de peur de ne pouvoir que décevoir par la suite. Et tant mieux si cela arrange des rédacteurs en mal d’introduction intéressante.

LG Tribune, qu’est-ce donc ? Un nom qui pourrait être quelconque s’il n’essayait pas de traduire sans modestie aucune la volonté d’exigence rédactionnelle qui sera celle de ce blog. Car vous l’aurez compris, le mot ayant déjà été lâché deux fois et la structure particulière de ce site ne vous ayant pas échappé, LG Tribune est un blog. Le blog, officiel naturellement, de la rédaction du réseau Livegen.
Il sera donc question du joyeux monde des jeux vidéo observé sous tous les angles imaginables, partant de l’analyse de son actualité jusqu’à la synthèse des grands principes philosophiques (toujours la modestie) régissant ce microcosme de plus en plus macroscopique. Mais il sera aussi question de laisser plus de liberté de ton aux rédacteurs du réseau, qui pourront se permettre ici avis et jugements qu’ils préfèrent autrement limiter sur leurs sites respectifs afin d’informer sans parasitage d’opinions. La règle ne sera donc pas l’objectivité permanente ; non, la loi universelle de LG Tribune sera la réflexion. Il sera par conséquent possible de ne pas adhérer à certaines idées, lors de billets d’humeur ou de dossiers plus ou moins brûlants, mais il sera alors tout autant possible de réagir, en commentant respectueusement ou en proposant de nouveaux textes sur les sujets traités (dont la sélection, basée sur la qualité de la rédaction et des explications, restera néanmoins draconienne).
Enfin, le mot blog possédant une connotation “personnelle”, vous trouverez de temps en temps quelques compte-rendus de rendez-vous, voire quelques clichés de paparazzi, ainsi que des descriptions indirectes de vos rédacteurs préférés, et même des autres. Le judicieux sous-titre “La rédac’ part en Live” ne sera donc pas que vaine promesse.

Achevons cette première note comme nous l’avons commencée. Pour un paragraphe de conclusion, il est toujours préférable de donner envie au lecteur de venir régulièrement se rendre compte des nouvelles aventures. Le procédé sera donc vil : jusqu’au lundi 18 février, LG Tribune ne sera vêtu que du petit tas de lignes que vous venez de parcourir. Ce n’est qu’à cette date que vous pourrez découvrir la première vraie note de ce blog, blog que nous tâcherons de remplir à un rythme des plus convenables. Et tant mieux si ce facile stratagème arrange des rédacteurs en mal de création de buzz….



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